Les problèmes digestifs sont hélas un grand classique des voyages. Pour éviter de passer ses vacances à visiter … les toilettes de sa chambre d’hôtel, il importe de connaître les précautions à prendre et de disposer des remèdes adaptés.
Des causes bien identifiées
Les facteurs à l’origine de désordres digestifs pendant les voyages sont identifiés depuis longtemps. Ils sont la plupart du temps en lien avec l’alimentation, mais pas uniquement.
- Modification de l’alimentation : La période des vacances est propice à un certain laisser-aller en matière diététique. Pour « profiter » et « se faire plaisir », les quantités augmentent de façon inversement proportionnelles à la qualité. Le gras et le sucre tiennent la vedette, les fibres se font rares, et l’alcool n’est jamais loin. Constipation et ballonnements garantis, sous toutes les latitudes ! Même sans excès, le simple fait de ne pas suivre le même régime que le reste de l’année est une source de dérèglement de la digestion. Une période d’adaptation est nécessaire et une certaine réserve s’impose en attendant que les organes digestifs s’adaptent à leur nouvel environnement.
- Contamination de la nourriture : L’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des microbes inconnus de notre système immunitaire est à l’origine de la tristement célèbre tourista, aussi appelée diarrhée du voyageur. Les zones géographiques à risque sont celles où les règles d’hygiène ne sont pas respectées aussi strictement que dans nos contrées, et où les températures élevées compliquent la bonne conservation des denrées sensibles.
- Stress et fatigue : Préparatifs, bagages et tension du voyage participent à augmenter la libération de cortisol, l’ « hormone du stress ». En modifiant l’acidité gastrique, le microbiote ou encore le transit, le cortisol est fréquemment à l’origine de troubles tels que douleurs, reflux, nausées ou ballonnements.
- Chaleur : Le climat tropical ne représente pas seulement un problème pour la conservation des aliments, c’est aussi un facteur favorisant la déshydratation. Or l’eau est indispensable au bon déroulement de tout le processus digestif. Un manque d’hydratation induit un durcissement des selles, perturbe le microbiote et la production d’enzymes digestifs. Constipation et inconfort digestif en sont les premières conséquences.
Cap sur la prévention
Quand la cause d’un problème est connue, il est plus facile de lui trouver une solution. C’est le cas de la diarrhée du voyageur, qu’on peut raisonnablement tenir à distance en respectant la règle d’or : « cook it, peel it or leave it (cuis-le, épluche-le ou laisse-le) ».
Cela revient à ne boire que des boissons issues de bouteilles fermées, et à ne manger que des aliments qui viennent d’être cuits. Les glaçons par exemple sont une source im-portante de contamination et doivent tou-jours être évités, tout comme les crudités ou les jus de fruits frais. L’hygiène des mains joue également un grand rôle, elles doivent être lavées ou désinfectées fréquemment. Dans les pays chauds, une routine d’hydrata-tion doit être mise en place. Ne pas attendre d’avoir soif pour boire, consommer quelques gorgées d’eau toutes les 20 minutes plutôt que boire de grandes quantités d’un coup, fuir les sodas et l’alcool, dont l’effet diuré-tique accentue les pertes hydriques, surveil-ler que l’urine conserve une couleur claire. Compenser la perte de sels minéraux due à la transpiration par des solutions d’électro-lytes (disponibles en pharmacie).
Il est enfin recommandé de soutenir la flore intestinale, que les voyages mettent à rude épreuve. On trouve en pharmacie des préparations contenant des souches microbiotiques résistantes à la chaleur et spécialement adaptées à la prophylaxie pendant les voyages. Une gélule par jour suffit à prévenir de nombreux désagréments digestifs.
Emporter de quoi se soigner
Le risque zéro n’existe pas, mais si un pro-blème digestif venait à apparaître mal-gré toutes les précautions, il est essentiel d’avoir à disposition de quoi réagir immédia-tement. Selon où l’on se trouve, pas toujours
évident de trouver une pharmacie, ni de se faire comprendre ou d’obtenir un médica-ment fiable et adapté. Avant de partir, pas-sez sans faute dans votre pharmacie pour faire le point !

