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Quand la digestion va, tout va!

La digestion est un processus complexe qui permet à l’organisme de transformer les aliments en énergie et nutriments essentiels à son bon fonctionnement. Elle repose sur un ensemble d’organes travaillant de manière coordonnée pour absorber, transformer et distribuer ces éléments indispensables. Cet équilibre peut toutefois être perturbé par différents facteurs, affectant le confort digestif mais aussi la santé globale. De l’action discrète et insoupçonnée du microbiote intestinal au rôle clé du foie, comprendre le fonctionnement du système digestif aide à mieux en prendre soin au quotidien.


Le microbiote intestinal: un écosystème au cœur de notre santé

Longtemps considéré comme un « simple » ensemble de bactéries utiles à la digestion, le microbiote intestinal est aujourd’hui reconnu comme un véritable organe à part entière. Constitué de centaines de milliards de micro organismes, il joue un rôle fondamental dans de nombreuses fonctions biologiques.

Le rôle le plus connu du microbiote intestinal reste son implication dans la digestion. Il participe en effet à la dégradation des aliments que l’organisme ne peut pas digérer seul. Il contribue également à l’assimilation de tous les nutriments apportés par l’alimentation et intervient dans plusieurs processus métaboliques. Le microbiote agit également sur le fonctionnement global et la vascularisation du tube digestif. Mais les recherches récentes ont mis en évidence son implication dans bien d’autres domaines, tels que l’immunité, la santé mentale ou encore le neurodéveloppement.

Un écosystème évolutif

Une première colonisation microbienne débute dès les premiers instants de la vie, influencée par le mode d’accouchement (voie basse ou césarienne), l’alimentation (allaitement ou lait infantile) et l’environnement immédiat. On parle parfois de microbiote « inné » pour désigner cette base initiale transmise en partie par la mère. Ce microbiote n’est toutefois pas figé: sa composition évolue pendant les premières années de vie selon l’alimentation, la génétique, le niveau d’hygiène, les éventuels traitements médicamenteux et l’environnement.

Ce microbiote « acquis » demeure ensuite globalement stable tout au long de la vie; certaines situations (maladies, traitements antibiotiques, régime alimentaire spécifique, etc.) peuvent toutefois modifier sa composition de manière plus ou moins durable.

L’axe intestin-cerveau

L’une des avancées majeures de la recherche récente sur le microbiote concerne son lien étroit avec le cerveau, souvent appelé « axe intestin cerveau ». Ces milliards de micro-organismes ont en effet une influence sur notre état psychique. Par exemple, des études ont montré que les micro-organismes intestinaux produisent des molécules capables d’influencer le système nerveux, notamment des neurotransmetteurs essentiels à la régulation de l’humeur et au bien-être émotionnel. Des travaux récents suggèrent même que la composition du microbiote pourrait influencer certaines compétences sociales! Des scientifiques de l’Institut du Cerveau et de l’Université de Bonn ont en effet découvert que des changements dans le microbiote intestinal peuvent influencer notre sensibilité à l’injustice et la façon dont nous traitons les autres[1].

Un lien étroit avec le système immunitaire

Le microbiote intestinal est aussi un acteur central de l’immunité humaine, en intervenant à la fois dans son développement, sa régulation et son efficacité. Certaines bactéries intestinales jouent notamment un rôle majeur dans le développement des lymphocytes T régulateurs une sous-population de cellules immunitaires essentielles au maintien de l’homéostasie immunitaire et de la tolérance au soi. Des travaux récents [2] indiquent que les métabolites microbiens renforcent la barrière épithéliale intestinale et modulent directement l’expression des gènes dans les cellules immunitaires.

Une revue systématique de 2024 [3] souligne par ailleurs que la composition du microbiote explique en partie la variabilité interindividuelle des réponses vaccinales, tandis que d’autres recherches [4] révèlent que l’efficacité de l’immunothérapie dans le traitement du cancer est elle aussi influencée par la flore intestinale.

Un déséquilibre lourd de conséquences

Malheureusement, un déséquilibre du microbiote, appelé dysbiose, peut perturber l’ensemble de ses fonctions et avoir des conséquences multiples: troubles digestifs (ballonnements, diarrhée, constipation), maladies métaboliques (obésité, diabète), troubles neurologiques ou psychiatriques, affaiblissement du système immunitaire, maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et maladies auto-immunes. Les recherches récentes mettent également en évidence des liens entre la dysbiose et les maladies neurodégénératives.

Une équipe internationale dirigée par l’University College de Londres a notamment découvert que certaines altérations du microbiote intestinal étaient caractéristiques de la maladie de Parkinson [5]. Une autre étude publiée fin 2025 a mis en lumière la manière dont les milliards de bactéries de notre système digestif impactent nos cycles veille-sommeil [6]: les chercheurs ont découvert que les patients atteints d’insomnie chronique présentent une moindre diversité microbienne et des abondances altérées de familles bactériennes spécifiques. Idem pour l’apnée obstructive du sommeil, dont la sévérité est corrélée à des niveaux réduits de bactéries bénéfiques.

Le rôle du microbiote intestinal va donc bien au-delà de la digestion: les recherches récentes confirment son implication dans de nombreuses pathologies. Par conséquent, de nouvelles approches thérapeutiques personnalisées centrées sur le microbiote émergent. Celles-ci comprennent la prise de probiotiques et prébiotiques, les interventions nutritionnelles ciblées et la transplantation de microbiote fécal. Maintenir un microbiote diversifié et équilibré, notamment par l’alimentation et le mode de vie, s’impose désormais comme un enjeu majeur de santé publique.

Remontées gastriques: un inconfort à ne pas prendre à la légère

Le reflux gastro-œsophagien est caractérisé par la remontée d’une partie du contenu de l’estomac dans l’œsophage. Ce trouble digestif est fréquent et touche une large partie de la population. Souvent perçues comme bénignes, ces remontées gastriques peuvent néanmoins altérer significativement la qualité de vie et, dans certains cas, entraîner des complications.

Pour comprendre l’origine de ce trouble, il est essentiel de s’intéresser au fonctionnement de l’estomac, en particulier au rôle des pompes à protons les protéines impliquées dans la sécrétion des sucs gastriques indispensables à la digestion des aliments.

Une action mécanique et chimique

L’estomac joue un rôle central dans la digestion en réduisant les aliments ingérés en morceaux extrêmement petits avant leur passage dans le duodénum. Pour ce faire, il exerce à la fois une action mécanique (brassage et broyage par contractions musculaires) et chimique en mélangeant les aliments aux sucs gastriques (composés d’eau, d’acide chlorhydrique et d’enzymes). L’acidité du milieu permet au passage de détruire les agents pathogènes. Cette production d’acide est assurée par des cellules spécialisées appelées cellules pariétales, situées dans la muqueuse gastrique. Au cœur du processus se trouvent les pompes à protons (ou H⁺/K⁺ ATPases). Ces protéines transmembranaires sont chargées de transporter les ions hydrogène (H⁺) vers la lumière de l’estomac, permettant la formation d’un environnement extrêmement acide (pH maintenu entre 1 et 3). En parallèle, les cellules de l’estomac sécrètent du mucus et du bicarbonate pour protéger la muqueuse gastrique des attaques acides.

Un déséquilibre parfois douloureux

Dans certaines situations, ces mécanismes peuvent être perturbés et l’équilibre gastrique est rompu. Une stimulation excessive des pompes à protons provoque par exemple une hyperacidité gastrique (aussi appelée hyperchlorhydrie). Les sucs gastriques peuvent alors agresser les muqueuses de l’estomac et entraîner une gastrite. Cette surproduction d’acide peut résulter de plusieurs facteurs: une alimentation riche en aliments irritants, un stress chronique, certains médicaments ou des troubles hormonaux.

À l’inverse, l’hypochlorydrie désigne une production d’acide insuffisante; ce trouble trouve lui aussi plusieurs causes, comme le vieillissement, le stress, certains médicaments (antiacides) ou une mastication insuffisante. Dans les deux cas, les symptômes sont similaires: douleurs postprandiales, éructations, ballonnements, flatulences, nausées et reflux gastro-œsophagien (RGO). Mais le problème des remontées gastriques n’est pas uniquement lié à la quantité d’acide produite.

Le mécanisme des remontées acides

Le RGO est normalement empêché par une structure appelée « sphincter inférieur de l’œsophage », un muscle circulaire qui agit comme une valve. Lorsque ce sphincter fonctionne correctement, il s’ouvre pour laisser passer les aliments vers l’estomac puis se referme pour éviter toute remontée. Cependant, en cas de dysfonctionnement, il peut être trop relâché et s’ouvrir de manière inappropriée. En conséquence, l’acide gastrique remonte dans l’œsophage, provoquant une sensation de brûlure caractéristique (pyrosis). Le RGO peut également être le signe d’une hernie hiatale, lorsqu’une partie de l’estomac glisse au travers du diaphragme et se retrouve dans le thorax.

L’apparition d’un RGO peut aussi être favorisée par certains médicaments, par une toux sévère et persistante, par une pression abdominale élevée (liée au surpoids ou à une grossesse) ou encore certaines habitudes alimentaires (consommation d’alcool, de tabac, d’aliments épicés, repas trop copieux le soir, etc.). Les remontées gastriques se manifestent de différentes façons, dont les plus fréquentes sont: une gêne après les repas, une sensation de brûlure derrière le sternum et des régurgitations acides des signes qui s’aggravent en position allongée. Des manifestations extra-digestives peuvent également apparaître, comme une toux chronique, un enrouement, des douleurs thoraciques et des troubles du sommeil.

De l’inflammation au risque de cancer

Si les remontées gastriques restent occasionnelles, elles sont sans gravité. En revanche, lorsqu’elles deviennent chroniques, elles peuvent entraîner des complications parmi lesquelles une inflammation plus ou moins étendue de l’œsophage (œsophagite). L’exposition répétée à l’acide endommage la muqueuse œsophagienne, provoquant douleur et inconfort. Cette inflammation peut conduire à des ulcérations, dont la cicatrisation provoque ensuite un rétrécissement de l’œsophage (sténose), provoquant des difficultés à avaler. L’œsophage de Barrett, qui désigne une modification des cellules de la paroi de l’œsophage, est une autre complication grave du RGO et une condition pré-cancéreuse. L’ensemble de ces complications justifient une prise en charge médicale adaptée en cas de symptômes persistants.

Traitement et prévention

Dans le traitement des remontées gastriques, les inhibiteurs de la pompe à protons occupent une place centrale. Comme leur nom l’indique, ces médicaments agissent directement sur les pompes à protons en bloquant leur activité, ce qui réduit significativement la production d’acide. Cependant, leur utilisation doit être encadrée: une prise prolongée peut entraîner des effets indésirables, tels que des troubles digestifs, des carences en certains nutriments ou une modification du microbiote intestinal. Certaines mesures hygiéno-diététiques permettent par ailleurs de réduire significativement la fréquence et l’intensité des reflux. Il s’agit notamment de limiter les aliments irritants et d’arrêter le tabac, de manger par petites portions, d’éviter les repas trop copieux, et de ne pas s’allonger immédiatement après le repas. En cas de reflux nocturnes, il est conseillé de surélever légèrement la tête de lit.

 

Le foie, véritable « station d’épuration » de l’organisme

Le foie assure des centaines de fonctions dans l’organisme et à ce titre, est sans doute l’un des organes les plus remarquables du corps humain. Il est capable de filtrer le sang pour en éliminer les substances toxiques, de transformer les macronutriments apportés par l’alimentation et de produire de la bile. De par son rôle central, le moindre dysfonctionnement de cet organe peut avoir de graves conséquences sur la santé. Ce dossier fait le point sur les pathologies plus ou moins graves qui peuvent affecter le foie et sur les mesures à prendre pour le protéger au quotidien.

Un organe indispensable

Le foie assure de multiples fonctions, à commencer par l’épuration de l’organisme: il décompose l’alcool, les médicaments et d’autres toxines se trouvant dans le sang pour que ces substances puissent être évacuées via l’urine ou les selles. D’autre part, il produit du cholestérol à partir duquel il synthétise la bile (essentielle à la digestion des graisses) et certaines hormones. Il fabrique également des protéines importantes, comme l’albumine et des facteurs de coagulation. Il stocke des vitamines et des minéraux, ainsi que des glucides, qu’il peut libérer dans le sang selon les besoins de l’organisme.

Une obstruction douloureuse

La colique hépatique (ou lithiase vésiculaire) résulte de calculs biliaires obstruant temporairement le canal cystique (qui relie la vésicule biliaire au foie). La douleur, brutale et intense, siège dans l’hypochondre droit; elle s’intensifie à l’inspiration et irradie vers l’épaule droite ou le dos. Elle s’accompagne de nausées ou de vomissements, sans fièvre. Le traitement repose sur des antalgiques et antispasmodiques. À long terme, une ablation de la vésicule biliaire peut être proposée pour prévenir les récidives et les complications comme la cholécystite aiguë ou la pancréatite.

Des symptômes typiques

Un foie malade entraîne toute une série de symptômes: fatigue persistante, jaunisse, troubles de la coagulation, douleurs abdominales et perte d’appétit. Des nausées et un amaigrissement peuvent survenir. Les urines deviennent plus foncées et les selles se font pâles. Des démangeaisons cutanées, un gonflement de l’abdomen, provoqué par une production anormale d’ascite ou des œdèmes des jambes sont possibles. Dans les cas sévères, des troubles neurologiques peuvent apparaître, traduisant une encéphalopathie hépatique pouvant mener parfois jusqu’au coma.

Des maladies associées

Les maladies graves du foie incluent les hépatites (virales, alcooliques ou médicamenteuses) et la stéatose hépatique ou « maladie du foie gras non alcoolique » (due à l’accumulation de graisses dans le foie). Lorsque le foie est trop endommagé, une cirrhose apparaît et il ne peut plus assurer ses fonctions. La cirrhose peut à son tour entraîner un cancer du foie (carcinome hépatocellulaire). Enfin, certaines pathologies sont d’origine génétique, comme l’hémochromatose (surcharge en fer) ou la maladie de Wilson (accumulation de cuivre).

Touriste sans tourista

Les problèmes digestifs sont hélas un grand classique des voyages. Pour éviter de passer ses vacances à visiter … les toilettes de sa chambre d’hôtel, il importe de connaître les précautions à prendre et de disposer des remèdes adaptés.

Des causes bien identifiées

Les facteurs à l’origine de désordres digestifs pendant les voyages sont identifiés depuis longtemps. Ils sont la plupart du temps en lien avec l’alimentation, mais pas uniquement.

  • Modification de l’alimentation : La période des vacances est propice à un certain laisser-aller en matière diététique. Pour « profiter » et « se faire plaisir », les quantités augmentent de façon inversement proportionnelles à la qualité. Le gras et le sucre tiennent la vedette, les fibres se font rares, et l’alcool n’est jamais loin. Constipation et ballonnements garantis, sous toutes les latitudes ! Même sans excès, le simple fait de ne pas suivre le même régime que le reste de l’année est une source de dérèglement de la digestion. Une période d’adaptation est nécessaire et une certaine réserve s’impose en attendant que les organes digestifs s’adaptent à leur nouvel environnement.
  • Contamination de la nourriture : L’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des microbes inconnus de notre système immunitaire est à l’origine de la tristement célèbre tourista, aussi appelée diarrhée du voyageur. Les zones géographiques à risque sont celles où les règles d’hygiène ne sont pas respectées aussi strictement que dans nos contrées, et où les températures élevées compliquent la bonne conservation des denrées sensibles.
  • Stress et fatigue : Préparatifs, bagages et tension du voyage participent à augmenter la libération de cortisol, l’ « hormone du stress ». En modifiant l’acidité gastrique, le microbiote ou encore le transit, le cortisol est fréquemment à l’origine de troubles tels que douleurs, reflux, nausées ou ballonnements.
  • Chaleur : Le climat tropical ne représente pas seulement un problème pour la conservation des aliments, c’est aussi un facteur favorisant la déshydratation. Or l’eau est indispensable au bon déroulement de tout le processus digestif. Un manque d’hydratation induit un durcissement des selles, perturbe le microbiote et la production d’enzymes digestifs. Constipation et inconfort digestif en sont les premières conséquences.

Cap sur la prévention

Quand la cause d’un problème est connue, il est plus facile de lui trouver une solution. C’est le cas de la diarrhée du voyageur, qu’on peut raisonnablement tenir à distance en respectant la règle d’or : « cook it, peel it or leave it (cuis-le, épluche-le ou laisse-le) ».Cela revient à ne boire que des boissons issues de bouteilles fermées, et à ne manger que des aliments qui viennent d’être cuits. Les glaçons par exemple sont une source importante de contamination et doivent toujours être évités, tout comme les crudités ou les jus de fruits frais. L’hygiène des mains joue également un grand rôle, elles doivent être lavées ou désinfectées fréquemment. Dans les pays chauds, une routine d’hydratation doit être mise en place. Ne pas attendre d’avoir soif pour boire, consommer quelques gorgées d’eau toutes les 20 minutes plutôt que boire de grandes quantités d’un coup, fuir les sodas et l’alcool, dont l’effet diurétique accentue les pertes hydriques, surveiller que l’urine conserve une couleur claire. Compenser la perte de sels minéraux due à la transpiration par des solutions d’électrolytes (disponibles en pharmacie).Il est enfin recommandé de soutenir la flore intestinale, que les voyages mettent à rude épreuve. On trouve en pharmacie des préparations contenant des souches microbiotiques résistantes à la chaleur et spécialement adaptées à la prophylaxie pendant les voyages. Une gélule par jour suffit à prévenir de nombreux désagréments digestifs.

Emporter de quoi se soigner

Le risque zéro n’existe pas, mais si un problème digestif venait à apparaître malgré toutes les précautions, il est essentiel d’avoir à disposition de quoi réagir immédiatement. Selon où l’on se trouve, pas toujoursnévident de trouver une pharmacie, ni de se faire comprendre ou d’obtenir un médicament fiable et adapté. Avant de partir, passez sans faute dans votre pharmacie pour faire le point !

 

Pharmacie Populaire : entreprise formatrice

Si vous n’aimez pas la routine, les métiers de la pharmacie sont faits pour vous. Au moment du choix de l’orientation professionnelle, devenir un acteur du système de santé offre des perspectives attrayantes. Zoom sur la formation d’assistante et assistant en pharmacie.

 

Pharmacie Populaire (s’)engage pour l’avenir

Avec 39 apprentis actuellement en formation, Pharmacie Populaire s’investit depuis toujours dans la relève et l’évolution du métier. Faire son apprentissage dans l’une des pharmacies du réseau genevois, c’est intégrer une entreprise cent trentenaire, soucieuse du bien-être de ses collaborateurs, et qui accorde une grande importance à la formation. Sensibilisation des élèves de 9e dans le cadre de la journée « Futur en tous genres », collaboration avec l’OFPC (office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue), présence sur le terrain par exemple lors de séances locales de « recrutement en direct », Pharmacie Populaire offre chaque année une dizaine de nouvelles places d’apprentissage. Les dossiers de candidature peuvent être soumis en ligne sur le site www.pharmaciepopulaire.ch (contact-emploi) ou directement auprès de l’une des 25 pharmacies du groupe.

Le modèle d’apprentissage suisse fait de nombreux envieux à l’international. La diversité des métiers accessibles, une étroite collaboration entre le milieu professionnel et académique qui crée des ponts entre la pratique et la théorie, la qualité de l’enseignement dispensé, la forte employabilité des détenteurs d’un CFC, tous ces éléments incitent près de deux tiers des jeunes suisses à choisir l’apprentissage en entreprise après leur scolarité obligatoire.

Parmi tous les programmes d’apprentissage, celui en pharmacie est sans doute l’un des plus intéressants qui soit. Et un des plus exigeants aussi. Une solide formation est en effet dispensée non seulement dans les domaines des sciences naturelles, de la santé, des médicaments, de la parapharmacie, mais aussi pour acquérir des compétences de gestion, de communication, d’organisation ou de promotion des ventes. Le pan numérique n’est pas oublié non plus, les pharmacies étant aujourd’hui fortement informatisées et dotées de logiciels professionnels sophistiqués. Autant d’atouts fortement recherchés sur le marché du travail.

Révision totale de la formation

Depuis la rentrée 2022, l’apprentissage en pharmacie se déroule selon un programme

révisé de fond en comble pour s’harmoniser avec l’évolution de la profession. Ainsi, les collaborateurs d’une officine étant appelés à fournir toujours davantage de prestations, l’accent est mis sur les compétences opérationnelles, comme la réalisation de premiers soins ou d’examens médicaux. Une plateforme numérique de formation moderne remplace la plupart des documents papiers et relie de façon dynamique l’apprenti avec tous les intervenants de son apprentissage. Autre évolution, le cours de secourisme est désormais intégré dans le cursus.

En pratique

L’apprentissage pour devenir titulaire d’un CFC d’assistant ou assistante en pharmacie dure trois ans. Il peut être suivi dès la fin de la scolarité obligatoire, ou plus tard, par exemple après une ou plusieurs années de transition dans l’enseignement secondaire. La formation pratique a lieu directement dans une officine 3 à 4 jours par semaine, et est complétée par une formation théorique à l’école 1 à 2 jours par semaine. Les apprenties et apprentis perçoivent une rémunération progressive dès la 1ère année de leur formation. Les conditions sont fixées par la convention collective de la pharmacie.

Des débouchés variés

Une fois le CFC en poche, l’assistante en pharmacie n’a que l’embarras du choix, les places de travail lui tendent les bras dans toute la Suisse. En officine évidemment, mais de multiples alternatives existent, par exemple dans l’industrie, en milieu hospitalier, auprès d’assurances ou de grossistes. Une passerelle est aussi ouverte vers une maturité professionnelle, elle-même porte d’entrée à l’admission dans des hautes écoles universitaires.


 

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